Episode 53 - La façade du module est peinte. Je vais maintenant m'occuper du verso puis construire le toit et poser le Polyglass. 

Ma façade présente désormais une belle teinte "gris zingué" sur sa face externe (Photo 255 ci-dessous). Il me faut maintenant travailler sa face interne. Bien que cette face ne soit pas visible du spectateur, elle nécéssite d'être peinte en blanc, simplement pour réfléchir la lumière du tube et ainsi homogénéïser la diffusion lumineuse. Pour cette étape, une peinture acryllique basique suffit amplement. Seulement deux couches sont nécessaires, appliquées à une douzaine d'heures d'intervalle. Je ne peints pas la zone qui sera en contact avec les tasseaux puisque de la colle y sera appliquée.

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Photo 255 : La façade en cours de peinture sur sa face externe. Source : letraindemanu sur Canalblog.

Après séchage, la façade peut être fixée définitivement en se calant sur les deux trous percés au début des travaux (voir épisode 52). Préalablement, j'étale au pinceau de la colle vinylique (Colle à bois à prise rapide) sur tous les tasseaux de la face avant et je fais de même sur le pourtour de la face interne de la façade : Il faut en effet rendre le module le plus hermétique possible. La facade en place, je complète la fixation en posant de petites vis à bois sur tout le pourtour. Les pré-trous se font àvec une fine mèche à bois et les trous sont fraisés pour permettre l'encastrement des têtes de vis. 

Lorsque toutes les vis sont posées, je bouche chaque orifice avec une noisette de pâte à bois. Après séchage, la pâte à bois est poncée au papier de verre fin. Dépoussièrage puis application de deux nouvelles couches de peinture "gris zingué" sur toute la surface à un intervalle de douze heures. 

La façade est maintenant terminée et en place (photo 256 ci-dessous).

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Photo 256 : La façade est fixée au module. Source : letraindemanu sur Canalblog

Le toit

Le toit du module nécessite un traitement sur chaque face.

Sur la face interne, il faut reprendre les teintes appliquées sur le fond de décor, à savoir un ciel un peu enuagé. J'utilise donc les tubes de peinture Pébéo utilisés pour ce dernier. Application d'une première passe de blanc dilué (2/3 peinture - 1/3 eau), suivie d'une couche non diluée. Après séchage complet, ma face interne est prête à recevoir sa teinte définitive. Sur la palette, je mélange mon blanc avec quelques noisettes de bleu jusqu'à obtention d'une teinte similaire au haut du fond de décor. En effet, il faut être le plus "raccord" possible. Il me faut par ailleurs réaliser un dégradé. Car si la partie proche du fond de décor doit lui être similaire, la partie proche du néon doit être blanche, pour les même raisons que la face interne de la façade (photos 257 & 258 ci-dessous).

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Photos 257 & 258 : Aperçu de la mise en peinture de la face interne du toit. Notez le dégradé entre le fond de décor et le tube néon. Source : letraindemanu sur Canalblog.

La seconde phase de traitement du toit, qui concerne sa face externe, sera réalisée une fois le toit posé. J'en profite pour percer un trou par lequel je passe le cable 220v du tube néon. Le câble est ensuite fixé au toit (sur sa surface externe) par des Serflex et des supports (comme les câbles sous le réseau, voir la catégorie "électricité basse tension"). Il part du centre du module vers l'angle arrière gauche où des trous lui permettent de rejoindre le dessous du module. Son raccordement définitif se fera ultérieurement.

Le Polyglass

Polyglass est une marque déposée. Ses spécifications techniques sont proches du pléxyglass. Pour mémoire, les deux plaques achetées sont toujours revêtues de leurs films de protection qui sont conservés jusqu'à la fin des travaux.

Les plaques de Polyglass doivent être découpées (Les chutes seront précieusement conservées pour une utilisation ultérieure, par exemple les rebords anti-chute d'une coulisse). En effet, le module ne repose pas encore sur ses piétements définitifs mais sur de simples tréteaux. Il me faut donc une découpe qui varie de 40cm (dans chaque coin inférieur) à 36,5 cm sur la partie centrale. En principe, le pléxyglass ne se coupe pas : Il se rompt après plusieurs passes de gros cutter à lame fixe. Le risque de ripage est important avec le risque de se blesser ou de rayer incurablement la plaque.

J'ai donc opté pour une découpe à la scie sauteuse avec une lame fine pour le bois, scie sauteuse qui me permet de réaliser des découpes en courbe plus précises. Une finition des tranches au papier de verre élimine les copeaux. Attention à ne pas rayer les surfaces.

La plaque est ensuite positionnée contre la façade. Les plaques faisant 100 cm de largeur et le module mesurant 202 cm, la plaque est donc positionnée à 1 cm du bord du module.  Je repère la position des charnières et trace les points de fixation sur le Polyglass. Le perçage des trous se fait avec des mèches à bois de dimensions progressives (2 puis 4 de diamètre), à vitesse lente. Le polyglass est fragile et tout dégât sera irréversible.

La fixation des charnières (photo 259 ci-dessous) sur le toit nécessite des petites cales découpées dans une chute de CP 3 mm aux dimensions desdites charnières.

Une fois la plaque fixée à ses charnières, je repère puis perce les trous des pièces métalliques qui seront en face des aimants, à chaque coin inférieur (Photo 260 ci-dessous).

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Photos 259 & 260 : Pose des charnières et aimants sur le Polyglass. Source : letraindemanu sur Canalblog.

Le joint mousse est posé sur la façade au périmètre exact de la plaque de Polyglass (Photo 261 ci-dessous. A noter que les films de protection sont toujours en place).

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Photo 261 : La première plaque de Polyglass est fixée à la façade. Source : letraindemanu sur Canalblog.

Avant fixation définitive du Polyglass, les charnières et les pièces métalliques des aimants (face visible seulement) sont peintes en "gris zingué". Elles seront ainsi moins visibles.

La seconde plaque de Polyglass

La seconde plaque n'est travaillée qu'une fois la première terminée et posée définitivement. En effet, les deux plaques doivent absolument être "raccord" à leur jonction centrale : La fente qui les sépare doit être la plus faible possible sans gêner toutefois la manipulation de l'une ou l'autre des plaques. C'est donc seulement quand la première est fixée que l'on peut définir avec précision les trous à réaliser dans la seconde. Il faut absolument éviter toute "fatal error" qui sera forcément coûteuse. Ou irrémédiablement disgrâcieuse. Au choix.

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Photo 262 : Gros plan sur les angles inférieurs des plaques de Polyglass, vus à la joinction centrale. Notez la forme des angles, le positionnement des aimants et des boutons. Source : letraindemanu sur Canalblog.

Après tous ces travaux, Il ne reste plus qu'à peindre la face externe du toit avec la même peinture que la façade, ainsi que les faces latérales. Il faut prévoir deux à tois couches.

Dans les prochaines semaines il me faudra appliquer un vernis protecteur sur les peintures externes, très exposées au érraflures. Cela a un coùt qu'il me faut budgéter. 

Mais d'ores et déjà, mon show-case est terminé et présente son aspect quasi-définitif.  Il ne manque sans doute qu'un joli titrage du module identifiant ainsi la " Z.I.Nord" avec un lettrage couleur gris acier pour rappeler le coté industriel du site. Une petite plaque gravée (du type de celles que l'on trouve sur les coupes sportives) avec le nom de l'auteur et la date d'inauguration pourra apportera la touche finale à ce show-case.

A suivre...

Emmanuel